Guide Retour au site

Optimiser son temps — Gagner en sérénité

Téléconsultation sage-femme en libéral : comment éviter de travailler gratuitement ? 💸


Au prochain café avec une consœur de votre secteur, elle vous glissera peut‑être : “Moi, je ne crois pas trop à la téléconsultation, ça reste mieux en vrai, non ?” Pendant ce temps, votre téléphone vibre pour la troisième fois de la journée :

“Vous auriez deux minutes pour un conseil ?”

Si l’on ne pose pas le cadre dès le départ, les “petites demandes” deviennent la norme. Vos patients et patientes prennent l’habitude de vous joindre à tout moment. Vous répondez, parce que c’est votre métier et parce que vous avez du mal à laisser une inquiétude sans réponse.

Le problème, c’est que ce temps n’existe nulle part :

  • Pas dans l’agenda,
  • Pas dans le dossier patient,
  • Pas dans la compta.

La téléconsultation permet de remettre de l’ordre dans tout ça. Parce que “être disponible” ne veut pas dire “être joignable en continu”.

Personne ne comprend mieux une sage-femme qu’une autre sage-femme.

🎧 Des “petits conseils” aux vraies consultations rémunérées


image

Sur le papier, ce sont des questions. Dans la réalité, ce sont des actes :

  • Vous reprenez le contexte médical,
  • Vous analysez la situation,
  • Vous expliquez, conseillez et éventuellement redirigez.

Quand cela passe par des messages ou des appels “vite fait”, il se produit deux choses :

📆 Votre journée se remplit de micro‑interruptions

💰 Vos fins de mois ne reflètent pas le travail fourni.

👉 L’objectif n’est pas de “monétiser le moindre échange” mais bien de poser un cadre professionnel :

Un motif = un créneau = une consultation = un acte coté.

💡

Par exemple, quatre renouvellements d’ordonnance pourraient être facturés comme quatre actes TCG (code acte pour les consultations à distance), soit un chiffre d’affaires supplémentaire de 100 €.

ℹ️ Le TCG n’a pas été revalorisé par l’avenant 7 et reste fixé à 25 €.

C’est aussi une façon de protéger votre temps, votre charge mentale et votre disponibilité clinique pour les situations qui le nécessitent vraiment :

“Une téléconsultation n’est pas inférieure à une consultation sur les plans humains et cliniques, à la condition d’être bien pratiquée.” Selon une étude suédoise 🇸🇪

📋

Certains motifs se prêtent bien au distanciel :

  • Renouvellement de contraception
  • Résultats de marqueurs sériques trisomie 21 non à risque
  • Conseils d’allaitement
  • Entretien prénatal précoce
  • Préparation d’un projet de grossesse
  • Suivi post-partum
  • Première séance de rééducation du périnée
  • Résultats d’examens du col anormaux

👉 En bref, tout ce qui demande du cerveau mais pas forcément vos mains a de bonnes chances de trouver sa place dans cette liste.

📣 Bien l’annoncer, pour mieux l’adopter


Maieuticapp,

Maieuticapp, Webinaire Télémédecine et FAMI

🧑‍🏫 Mettre en place la téléconsultation peut demander un peu de pédagogie – surtout si ce n’est pas dans vos habitudes.

Voici quelques arguments pour la mettre en avant :

👩‍⚕️ Côté sage-femme

  • Plus de créneaux au cabinet pour les examens cliniques,
  • Consultations courtes (même 5, 10 ou 15 min) plus faciles à caler dans l’agenda,
  • Meilleure utilisation des locaux (cabinet partagé, temps sur place limité),
  • Charge mentale allégée grâce à des demandes regroupées sur des plages dédiées,
  • Temps de travail à distance reconnu.

🧑‍🤝‍🧑 Côté patientèle

  • Moins de temps perdu (trajets, attente),
  • Plus simple quand on est loin ou peu mobile,
  • Compatible avec la garde d’enfants et des horaires compliqués,
  • Moins de motifs jugés mineurs repoussés ou abandonnés,
  • Possibilité d’échanger dans un cadre plus confortable pour certains sujets sensibles.
📈

Une petite pratique devenue grande

En 2024, 13,9  millions de téléconsultations ont été réalisées en France, soit 2 à 3 % des actes médicaux.

Dans 81 % des cas, il ne s’agit que d’un seul acte, ce qui confirme un usage complémentaire du présentiel.

❓Vos téléconsultations en questions


👇 Avant de cliquer sur “visio”, il y a quelques règles à connaître 👇

1️⃣ Qui peut en bénéficier ?

✨ Bonne nouvelle : en théorie, tout le monde. En pratique, il y a deux ou trois garde‑fous à respecter :

  • La personne suivie doit être informée des conditions (visioconférence, solution sécurisée, etc.),
  • Elle a donné son consentement
  • La situation est compatible avec une prise en charge à distance.

2️⃣ Faut‑il déjà connaître le patient ou la patiente ?

🤝 La téléconsultation vient en complément d’un lien déjà construit, pas à la place d’une première rencontre en présentiel.

✅ En pratique, deux conditions s’appliquent

  • Au moins une consultation en présentiel dans les 12 derniers mois (avec vous ou une autre sage-femme du même cabinet / de la même maison de santé),
  • Un suivi dans le même territoire de soins.

⚠️ Certaines situations font exception (IVG médicamenteuse, bilan prénatal de prévention,…).

3️⃣ Grossesse, préparation à la naissance, post‑partum : où placer la visio ?

🧾 Une partie du parcours peut se faire à distance, les étapes clés restent en présentiel :

  • Grossesse : prévoir au moins une consultation physique avant la fin du premier trimestre,
  • Préparation à la naissance et à la parentalité : garder au moins une séance au cabinet sur l’ensemble du parcours,
  • Suivi post‑partum et suites : utiliser le distanciel pour compléter le suivi, sans remplacer les moments où un examen clinique reste indispensable.

4️⃣ Quelles obligations techniques et administratives ?

🛠️ Ce n’est pas juste un appel WhatsApp, cela nécessite :

  • Un système de vidéotransmission fiable (l’audio seul ne suffit pas),
  • Des échanges confidentiels : cadre posé, personnes présentes identifiées,
  • Une vraie sécurisation des données : solution adaptée, stockage maîtrisé, confidentialité respectée (coucou RGPD 👋).

📁 Côté dossier patient, chaque téléconsultation doit laisser une trace :

  • Rédaction d’un compte‑rendu
  • Archivage dans le dossier patient
  • Intégration au DMP lorsque celui‑ci est ouvert.
⚠️

La téléconsultation reste un complément : un maximum de 20 % d’actes à distance est autorisé.

5️⃣ Comment facturer un acte en téléconsultation ?

💶 Cotation et remboursement :

  • 3 codes acte :
    • Téléconsultation, cotée TCG

    • Téléconsultation IVG, cotée JC

    • Lettre clé TFS avec un coefficient : pour les autres actes éligibles à la pratique à distance

      Extrait du
      Extrait du Pilotage Maieuticapp
  • Prise en charge : comme une consultation en présentiel, si les conditions sont respectées.

📊 Séries d’actes en présentiel et en visio

🎵

Help! I need somebody… (qui connaît les règles)

L’idée n’est pas de tout retenir, mais de savoir vers qui vous tourner en cas de doute:

  • Votre CPAM
  • Votre éditeur de logiciel,
  • Les documents d’aide de votre solution.

📅 Travailler à distance sans rallonger ses journées


Si la visio s’invite partout et tout le temps, ce n’est plus un outil, c’est un envahisseur. L’idée, c’est de la remettre dans des créneaux bien à elle.

image

Voici quelques conseils pour que tout se passe au mieux :

  • 💻 Prévoir des plages dédiées

    Repérer 1 ou 2 créneaux fixes dans la semaine (Par exemple : tous les mardis de 13h30 à 14h, c’est “résultats + renouvellements”. Vous le notez, vous l’annoncez). L’agenda reste lisible et ces temps ne se glisseront plus entre deux rendez-vous.

  • ⏱️ Alterner temps longs au cabinet et temps courts en distanciel

    Les consultations longues restent consacrées aux examens physiques. Les courtes servent aux ajustements et aux questions ciblées. Cette organisation préserve votre énergie.

  • 🗣️ Clarifier les modalités de la téléconsultation

    Quelques minutes suffisent pour expliquer à vos patients et patientes ce qui peut se gérer à distance, ce qui nécessite un déplacement et comment prendre rendez‑vous.

    Sur vos supports (site, fiche cabinet, réseaux), rappeler que ces actes sont des soins à part entière.

    “J’utilise la messagerie Doctolib en répondant : votre demande nécessite une téléconsultation. Moins de perte de temps téléphonique, plus valorisant et rémunérateur.” - Virginie, sage-femme - Communauté Maieuticapp

    💰

    Une habitude bientôt FAMI-lière ?

    Le FAMI, l’aide financière de l’assurance Maladie peut soutenir ce déploiement :

    • 350 € pour l’équipement de vidéotransmission (y compris abonnements aux solutions techniques).
    • 175 € pour les appareils médicaux connectés éligibles.

    👉 En 2023, le montant des aides versé aux sages-femmes s’élève à 1,5M € et concernait 42 % des sages-femmes en libéral.

Vous aimez les contenus de ce guide ? Vous allez adorer notre podcast 😊

Notre podcast : la voie des sages-femmes

🧭 Un allié, pas un poids


La téléconsultation ne remplacera jamais votre présence au cabinet, et c’est tant mieux. Quelques motifs clairement identifiés, des créneaux réservés. Le reste se construira au fil de votre pratique, de votre territoire, de votre patientèle.

L’enjeu est de veiller à ce qu’aucune partie de votre travail ne se perde dans les interstices de vos journées.

✋ Et surtout, vous avez le droit de fixer des limites. Ce n’est pas “moins bien accompagner”. C’est assurer un suivi de qualité, dans de bonnes conditions.

Et si la prochaine fois que votre téléphone vibre pour “deux minutes de conseil”, la réponse était :

Oui, mais dans un créneau pensé pour vous… et pour moi ?

image

Toutes les informations pour nous rejoindre se trouvent sur notre site et dans notre centre d’aide.

Vous pouvez aussi (re)voir notre webinaire télémedecine, contacter l’équipe via la bulle de conversation en bas à droite de cette page 💬, ou réserver un RDV téléphonique 📞 pour des explications personnalisées.

Savoir poser ses limites